Description
La tête encore surchargée du sang déchirant de mes parents ivoiriens et étrangers sauvagement massacrés dans cette guerre moins chère payée très cher, guerre nous ayant volé des tonnes d’êtres chers, je voudrais saluer avec ferveur mon frère Toussaint Nolasque Yoboué, qui eut la charge angoissante d’abriter mon petit manuscrit tremblant, alors que tout et tous disparaissaient sous nos larmes, dans notre Côte d’Ivoire sans prix. Alors en Inde, prisonnier des douleurs des prisons du continent Mère et de la Mère Patrie, il avait la douloureuse mission de publier et d’authentifier ce témoignage, si je n’étais pas l’un des rescapés de cette science du mal. Gnah-bian m’aurait alors ressuscité, en publiant ces pensées sur l’une des plus grandes comédies des temps modernes, la démo-cra-tie.